Je hais les sciences de l’éducation

Comme Lévis-Strauss commençait son « Tristes tropiques » en déclarant « Je hais les voyages et les explorateurs » je peux dire que je hais les sciences de l’éducation quand elles se résument aux sciences de l’enseignement voire à la science de la gestion de classe. Et puis d’abord l’éducation est un art, infiniment perfectible, non reproductible en laboratoire et trop sensible pour entrer dans les dogmes d’une science. Qu’y a-t-il de plus différent d’une classe qu’une autre classe, d’un enfant qu’un autre enfant? Que serait un pédagogue qui ne serait pas en chemin, en hors piste, en expérimentation dans le vertige des possibilités humaines? Le pédagogue qui ne s’interroge plus sur les grands fondements de sa pratique est forcément mauvais. Il croit que ce qu’il sait est suffisant. Il ne cherche plus. D’abord parce qu’il sait qu’il sait mais surtout, et c’est un effet mécanique, parce qu’il ne sait pas qu’il ne sait pas.

Des pans entiers, des siècles de réflexion, des centaines d’auteurs sont occultés par les sciences de l’éducation ou seulement mentionnés à titre de balise historique. L’essentiel du cursus s’emploie à donner aux futurs professeurs le guide de survie scolaire, composé essentiellement d’un adultisme désuet.

Enfin, Je hais les sciences de l’éducation parce qu’elles sont exclusivement réservées aux adultes. L’enfant n’y est présent que comme réceptacle de la réflexion adulte. Et toute sa curiosité, son enthousiasme, son énergie, son courage, sa poésie, son impertinence, son esprit d’aventure ne sont perçus que comme des obstacles à la bonne gestion de classe et à la réalisation de l’image d’Épinal qu’une professeure se faisait du métier lorsque petite,  première de la classe, elle rêvait déjà d’enseigner devant un public captif et silencieux.

L’éducation autrement

Je suis très enthousiaste de participer ce samedi 26 janvier à l’évènement L’éducation Autrement! J’aborderai dans une présentation les contours et fondements d’une éducation sans école, mais aussi les peurs et les freins que les parents peuvent vivre et transmettre à leurs enfants. La liberté comme le bonheur est une aventure collective, non pas à partager en parts égales mais à savourer tous ensemble! Je serai présent toute la journée pour échanger et j’aurai quelques livres à vendre! À samedi!

Tournée hivernale: ateliers et conférences

J’aurai le bonheur de vous rencontrer à Bruxelles le 4 février, à Lille le 6 et pour toute une journée le 9 février à Paris. Conférence, atelier, formation, il y en a pour tous les goûts! J’ai très hâte de partager ces moments avec vous. Des nouvelles pistes de réflexions, des interrogations renouvelées, des chemins créatifs à explorer, voilà ce que promet 2019!

Là où la route arrête!

La voiture n’ira pas plus loin. Trop risqué, trop de neige incertaine. Il reste un kilomètre pour arriver jusqu’à notre cabane au fond des bois. Alors nous voilà avec luge et charrette pour finir la route.

Et finalement après une bonne marche, quelques cargaisons renversées nous voilà enfin dans notre havre de paix

La vie sans bouton commence pour quelques jours, ce qui n’empêche aucun bonheur