Le vélo girafe, symbole scolaire

Je croise souvent dans la rue des parents à vélo, suivis par leurs enfants sur ce genre de dispositif: le vélo girafe. À première vue cela paraît un bon compromis. L’enfant pas encore assez habile ou à l’aise pour avoir son propre vélo s’initie à la route. Je trouve cet instrument typique de la fausse bienveillance de notre époque.

L’ enfant sur sa girafe en forme de vélo ne peut choisir la direction, son guidon est fictif. Il ne peut choisir non plus d’accélérer, de freiner, de s’arrêter. Il n’a aucune recherche d’équilibre à faire, la girafe tient toute seule. Dans ces conditions, peut-on prétendre que l’enfant fait du vélo? Et si ce n’est pas le cas pourquoi cette forme trompeuse, cette fausse promesse aux apparences de vélo?

Quel système ou dispositif peut prétendre être bon pour l’enfant, le conduire à l’émancipation, si l’enfant ne peut trouver lui-même ses propres équilibres, choisir ses directions, adapter son rythme, s’arrêter, repartir? L’école me semble ressembler pas mal à ce « vélo’ girafe, un lieu ressemblant à de l’éducation dans lequel l’enfant ne choisit finalement rien. Quoi qu’il en soit, le « vélo » girafe est un bon entraînement pour l’école. D’ailleurs la plupart des parents qui l’utilisent, y conduisent leurs enfants. Belle cohérence!

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