Tristesse de la quantité à l’heure du manque d’espace

Certains pensent qu’après, plus rien ne sera comme avant. Malheureusement je ne partage cet optimisme. La peur a envahi les rues, partout de petits caporaux, au gel et à la contredanse suspectent et verbalisent. La quantité des jours à vivre dans l’isolement a été préférée à la qualité de vie, aux relations et aux embrassades. Mais que valent ces journées sans amour?

L’organisation scolaire était déjà dans le paradoxe quotidien d’enfermer les enfants en prétendant les libérer, mais là…

Le déconfinement dans des espaces encore plus confinés que les appartements, sans contact, masqué, sans matériel partagé… qui peut penser que c’est une bonne idée, qui peut croire que nous sommes en présence d’un espace éducatif? L’absurdité devient ici un art majeur! L’école est un lieu pour garder les enfants afin que les parents aillent travailler à temps plein. Lorsque nous disions cela il y a encore quelques semaines nous étions des cyniques, mais alors que penser de ces décisions gouvernementales qui privilégient le déconfinement entassé et le manque d’espace plutôt que de rouvrir les aires de jeu, les parc nationaux et en France les forêts et les plages?

Si nous acceptons ces absurdités, si nous nous laissons gagner pas la peur, si nous préférons la quantité à la qualité alors il y a peu de chance que le monde change.

3 réponses sur “Tristesse de la quantité à l’heure du manque d’espace”

  1. Dès l’arrivé de cette méthode, de distanciation sociale, je craignais cette évolution ou le contrôle sur l’individu et ses choix serait de ceux qui resterait le plus longtemps. Je partage aussi ton scepticisme. J’entends plusieurs parents qui reconnaissent ce déconfinement scolaire comme un geste de rendre possible le retour au travail. Mais la chose reste stockée dans la boîte « exception », il n’est pas envisagé que ce soit plutôt une mise en lumière… Pourtant, bcp de ces abbérations soulevés par ka crise ne sont qu’une caricature de problèmes déjà bien incrusté dans notre société

  2. Superbe réflexion. Inspirante pour être actrice-teur du changement et dire non à cette mascarade
    Merci Thierry

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