Des nouvelles

Dans l’ordre, Dans un restaurant mongol, Autour d’un jeu de Toc. Sur les pistes de ski. En dédicace au salon du livre

Vous êtes nombreuses et nombreux à me demander de nouvelles des enfants, comment ils s’adaptent à leur vie scolarisée, rappelons-le contre leur volonté et la mienne. Voilà donc quelque nouvelles. Les enfants vont globalement bien même si leur rythme chrono-biologique est contraint. Nous adaptons les horaires et ne sommes que très exceptionnellement à l’heure. Les enfants ont découvert l’ennui des longues heures de classe. Ils s’adaptent et apprennent à jouer avec les consignes, à ruser, à se soustraire, à faire semblant d’être intéressés. Ils apprennent aussi à composer avec l’autorité injuste, les fausses manœuvre de concertation. Mais on adapte aussi les semaines. Parfois le besoin de faire des activités physiques, de renouer avec la nature, de découvrir d’autres environnements s’impose. Alors nous faisons l’école buissonnière.

Certains enseignants adhèrent à cette vision de l’éducation, d’autres prennent cela comme la remise en question de leur pouvoir et de leur foi scolaire et ont plus de mal. Mais cela les regarde. Je continue à accompagner les enfants du mieux que je peux. Accompagner les enfants sans cautionner le système de domination scolaire est un jeu d’équilibre. Je m’y exerce encore.

Une réponse sur “Des nouvelles”

  1. « Accompagner les enfants sans cautionner le système de domination scolaire est un jeu d’équilibre. »
    Oui, je m’y suis aussi coltiné !! Mais c’est aussi une situation qui crée des liens très forts avec ses enfants (en somme les accompagner dans une jungle plus cruelle et absurde que les jungles de la nature !)
    Clin d’oeil, pour toi qui défends le nomadisme : c’est ce que mon fils (19 ans) a choisi plutôt que l’université, avec sa guitare, ses chansons et les ptits boulots dans les fermes agro 🙂

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