Quand La Boétie parlait de liberté…

Alors que les Grecs tentaient d’acheter la docilité des Spartiates

Voyez spartiates, apprenez par mon exemple, comment le roi sait honorer ceux qui le valent, et pensez que si vous lui obéissiez il en userait de même avec vous. Si vous étiez ses sujets et qu’il eut fait votre connaissance, ni l’un ni l’autre vous ne manqueriez d’être seigneurs d’une ville de Grèce.

Réponse des spartiates : En ceci tu ne saurais nous donner un bon conseil parce que le bien que tu nous promets tu l’as expérimenté, mais celui dont nous jouissons tu ne sais ce que c’est. Tu as éprouvé la faveur du roi, mais de la liberté, de son goût, de sa douceur, tu ne sais rien. Hors si tu en avais tâté, toi-même tu nous conseillerais de la défendre, non pas avec la lance et l’écu mais avec les dents et les ongles.

Extrait du Discours de la servitude volontaire de La Boétie paru en 1576. Texte écrit alors que l’auteur n’avait que 16 ans.

Il me semble qu’il y a dans la réponse des Spartiates quelques éléments transposables à nos préoccupations de liberté éducative, quelques réponses dont nous pourrions user dans notre rapport à la servitude proposée par ceux qui croient détenir sur nous une forme de pouvoir. Soyons Spartiates!

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *